8 janvier 2010
Samedi 24 janvier, une journÉe de la CCPF
dÉdiÉe aux associations


La journée du 24 janvier avait été définie par la CCPF comme une journée très importante, car elle réunissait trois réalités différentes pour les associations franco-portugaises : un hommage à Monsieur l’Ambassadeur, le Conseil d’Administration de la CCPF et la cérémonie de clôture du Festival Tous en Scène – Todos ao Palco.

La Coordination des Collectivités Portugaises de France a organisé, samedi 24 janvier, une cérémonie en hommage à M.l’Ambassadeur Antonio Monteiro, avant son départ de l’Ambassade du Portugal en France, La réception a eu lieu au Salon Jean-Paul Laurens, à l’Hôtel de Ville de Paris.

En présence de 62 associations, José Cardina, Porte Parole de la CCPF puis Hermano Sanches Ruivo ont remercié Monsieur Antonio Monteiro pour son travail et son implication auprès des associations portugaises et lusophones de France (copie des hommages en annexe).

Marie-Hélène Euvrard, vice-présidente, lui a ensuite remis une médaille de la Monnaie de Paris représentant toutes les Régions de France, comme hommage de la part des associations.

Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris, Chargé des Relations Internationales, des Affaires Européennes et de la Francophonie a également pris la parole pour souligner les bonnes relations entre la Ville de Paris et l’Ambassade, au travers d’événements conséquents comme l’exposition sur les azulejos, les hommages à la communauté portugaise notamment lors de la commémoration des 30 ans du 25 avril ou lors de l’accueil des émissions de gala de la RTP, Portugal No Coração.

Des responsables associatifs, représentant différentes associations (Chama – Strasbourg, Association Portugaise Culturelle de Neuilly sur Seine, Association France Timor Leste, ADEPBA – Paris, etc.) se sont succédés pour remercier et offrir quelques souvenirs à Monsieur l’Ambassadeur.

Monsieur Antonio Monteiro a remercié tous les témoignages d’amitié et après avoir fait un portrait rapide de son action a fini par laisser à l’ensemble des présents un message d’espoir pour le futur, confirmant qu’il continuera à donner tout son appui à la communauté portugaise. Un cocktail a ensuite été proposé à la centaine de personnes présentes, dirigeants associatifs, officiels et journalistes.

Durant la journée, le Conseil d’Administration de la CCPF s’est réuni. Les 12 administrateurs présents
ont notamment validé :
- L’arrêté des comptes de l’année 2008 au 31 décembre
- Le Plan d’Activités et l’Agenda 2009 (Rencontre Européenne de Jeunes lusodescendants début août, la Rencontre Nationale des Associations les 17 et 18 octobre, le Festival Tous en Scène – Todos ao Palco du 17 octobre à fin décembre 2009, etc.)
- L’organigramme et la répartition des Départements et des Actions
- La mise en place de 5 responsables régionaux, relais locaux de la CCPF auprès des associations et des autorités françaises et portugaises. Trois des cinq responsables régionaux ont d’ores et déjà été nommés.
- L’envoi d’un courrier au Président de la République Portugaise demandant la non-promulgation du texte de loi visant à mettre fin au vote par correspondance pour les communautés portugaises à l’étranger. (document en annexe)

En soirée, la CCPF a organisé, en partenariat avec la Philharmonique de Paris et l’Association Portugaise Culturelle et Sociale de Pontault-Combault, une représentation de la pièce « Resistência », au théâtre Passage vers les Etoiles dans le 11ème arrondissement. Une centaine de personnes, dirigeants associatifs et professeurs notamment, étaient présentes pour applaudir la Compagnie de l’association de Pontault-Combault et clore l’édition 2008 du Festival Tous en Scène – Todos ao Palco 2008.

Susana Gandra, responsable du dossier du Festival Tous en Scène – Todos ao Palco a présenté le nouveau projet du TES pour 2009.
Un cocktail a également été offert aux spectateurs.

La CCPF remercie ses partenaires pour cet événement : Mairie de Paris, DGACCP, Caixa Geral de Depósitos, Canelas et Delta Cafés.

À noter : Prochain Conseil d’Administration le 16 mai 2009, à Paris.

Message de condoléances
La Direction Nationale et le Conseil d’Administration ont appris le décès de la Mère de Elsa Godfrin,
Responsable de l’Association d’Oloron-Sainte-Marie et l’une des membres
très actives de la CCPF depuis sa création.
La Direction, le Conseil d’Administration, l’Équipe, et l’ensemble du réseau de la Coordination
s’associent à sa douleur et lui présentent leurs plus sincères condoléances, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille.



Documents annexes

(Discours de José Cardina)

Monsieur l’Ambassadeur,
Vous fêtiez, jeudi dernier vos 65 printemps – Feliz Anniversário !
Et aussi, autre anniversaire.
Depuis 2001 que vous animez et pilotez l’importante Ambassade du Portugal à Paris, presque sans interruption « petite infidélité en 2004 et 2005 ».
Vous êtes, nous le savons aussi, l’un des tous meilleurs serviteurs de la diplomatie portugaise et j’ose le dire un ambassadeur de tout le monde lusophone.
Vous avez travaillé, sans compter votre temps, au service du Portugal et des Portugais de France.
Et pour nous, dirigeants des associations franco-portugaises, ou administrateurs de cette coordination nationale, vous avez fait ce que peu d’ambassadeurs avaient fait avant vous et jamais avec cette force. Vous nous avez écoutés, reçus et vous vous êtes déplacés dans nos villes, à nos fêtes, nos concerts – je peux le témoigner - nos semaines culturelles ou nos activités sportives.
Vous avez regardé nos projets et appuyés beaucoup de choses qui sont importantes pour nous : l’enseignement de la langue portugaise, la défense de nos droits d’usagers et de citoyens, cette culture riche, populaire, ouverte aux autres et capable de faire les gens danser, chanter, être aussi heureux.
Vous avez défendu, souvent avec toutes les difficultés que nous connaissons, l’appui à nos activités mais aussi la simple reconnaissance de notre travail de femmes et d’hommes bénévoles, parfois tristes avec le sentiment d’avoir été oubliés.
Vous avez motivé les uns et les autres à faire mieux, à s’impliquer davantage aussi dans la société française et certains de nos jeunes, en vous écoutant parler, ont vu en vous une image concrète du Portugal d’aujourd’hui.
Nous allons continuer ici, et vous, où que vous soyez, vous allez continuer à nous écouter et à nous aider, parce que vous avez cette honnêteté, ce professionnalisme, cette mission dans le cœur, ce sens de l’amitié. Comme nous, car vous êtes et serez toujours des nôtres.

Merci.


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(Discours de Hermano Sanches Ruivo)

A l’heure où vous finissez de ranger les dernières pièces de votre bibliothèque, si riche en volumes, peintures, photographies et souvenirs, pour repartir de Paris vers d’autres fonctions au service de la République de Portugal et de sa diplomatie, je me rappelle cette belle salle de votre Ambassade parisienne. Je n’y suis rentré qu’une fois en huit ans mais elle habille encore aujourd’hui l’un de mes plus marquants souvenirs de votre dévouement pour un pays et un peuple qui, à bien des égards, ne mesurera que plus tard la justesse de votre politique et le bien fondé de votre stratégie en terres de France. Vous avez parlé où d’autres ambassadeurs n’ont que balbutié ; vous avez œuvré où d’autres n’ont qu’échafaudé ; vous avez voulu réussir où d’autres n’ont voulu que laisser croire. Loin de toute flagornerie et parce que nul n’est parfait, il faut vous reconnaître comme l’un des meilleurs diplomates portugais actuellement en service. Point.

Selon le principe que l’on connaît ce que l’on perd et pas ce que l’on va gagner, je pense traduire un sentiment partagé par une majorité de ceux pour qui la présence du Portugal en France compte en disant que vous avez clairement rendu plus visible ce pays d’Europe qu’à tort les français méconnaissaient. Quelques stéréotypes ont aussi disparus parce que votre realpolitik aura démontré, calmement, que le Portugal est bien plus complexe et riche que l’on croit et cela en invitant souvent chez vous des réalités qui n’y étaient jamais venu auparavant : diplomates bien sûr, mais aussi acteurs de la société civile, journalistes et hommes ou femmes de presse, enseignants, entrepreneurs, artistes, écrivains, sportifs ou encore femmes et hommes politiques. Ces rencontres, ces centaines de rencontres, ont fait passer un message qui dépasse le simple cadre des institutions françaises pour intéresser aussi les représentations européennes présentes à Paris. A ce titre la mise en place d’une réunion des ambassadeurs des pays membres présents en France, lors de la présidence portugaise de l’Union européenne, prouve combien votre travail correspond à un investissement profitable à votre pays mais aussi, à sa mesure, à la construction au quotidien d’une Europe concrète et forte.

Evidemment c’est au sein de la communauté portugaise de France que votre travail aura été le plus difficile mais tout aussi indispensable. C’est bien connu et selon l’expression portugaise « santos da casa não fazem milagres », l’inégalité de structuration de cette communauté franco-portugaise, forte d’un millions d’âme mais qui doit encore travailler au renforcement de structures capables de faire œuvrer les différentes composantes de celle-ci (associations à l’image de la CCPF, corps enseignant, entrepreneurs, presse, classe politique, artistes, sportifs et institutions officielles) notamment lors d’action de promotion, de recensement ou simplement d’entraide, CETTE inégalité de structuration aura forcément freiné une action dont l’objectif reste clair : remplacer l’image de cette communauté essentiellement connotée avec l’émigration par une image de composante organisée oeuvrant en France et forte d’une double culture, d’un état d’esprit, capables de participer au développement de la maison France.

Vous avez voulu structurer et en très très grande partie vous avez réussi. Ainsi la Chambre de Commerce et les rencontres de luso-élus seront clairement des références. Ces luso élus, issus des associations qui ont écoutés votre appel. J’en vois d’autres ici. A titre personnel et je n’en fait pas mystère, vous avez été, l’une des trois personnes qui m’ont le plus motivé à continuer, à construire, à m’impliquer. C’est agréable de le dire ici dans cette maison ou l’un des deux autres travaille aussi. C’est un de vos amis, je le sais, vous le voyez lundi et c’est Bertrand Delanoë.


Beaucoup sont tristes vraiment. Je le suis aussi. Le fait de connaître et d’apprécier le travail de votre successeur, Francisco Seixas da Costa, me laisse, nous laisse, au moins, l’espoir d’une continuité.

Ce témoignage ne se veut pas mélancolique mais simple et direct. Et lorsque arrive l’heure du bilan, il faut savoir dire : le travail a été fait et bien fait. Aux autres de faire mieux.

Acceptez, au nom de tout le CA, de la DN de la CCPF et des associations portugaises et lusophones de France cet humble témoignage qui doit, nous l’espérons, vous faire dire aussi les mots de Fernando Carvalho dans ce magnifique fado de Coimbra, Balada da despedida :

Quem me dera estar contente,
Enganar a minha dor,
Mas a saudade não mente,
Se é verdade no amor.


Bem haja, Obrigado
e boa viagem.



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Courrier qui sera envoyé au Président de la République Anibal Cavaco Silva cette semaine :
Exmo Senhor Presidente da Republica Portuguesa,

O Conselho de Administração da Coordenação das Colectividades Portuguesas de França (CCPF) reunido no dia 24 de Janeiro de 2009, na Câmara Municipal de Paris, apoia por unanimidade o pedido do Conselho permanente das Comunidades Portuguesas ao Exmo Senhor Presidente da República para que não seja promulgada a lei de voto presencial que põe fim ao voto por correspondência nas eleições legislativas dos portugueses residentes no estrangeiro.

Essa decisão, Senhor Presidente, seria contrária aos valores da República Portuguesa que garante o direito e o dever de todos os portugueses a participarem na escolha democrática e dos representantes da Nação.

Foi essa a bandeira de campanha do Senhor Presidente da República. Qualquer que seja o pretexto que afaste os portugueses residentes no estrangeiro das eleições seria um regresso ao passado e contrário aos valores do 25 de Abril que a Nação unanime decidiu enterrar para sempre.

Pelo Conselho de Administração da CCPF,
César PINHAL
Secretário Geral da CCPF