LES PORTUGAIS DE FRANCE INTERPELLENT
LES CANDIDATS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Les Portugais de France ? Ce sont 1 200 000 personnes dont près de la moitié qui ont la nationalité française (naturalisation, naissance sur le territoire).

Depuis près de 25 ans, la Coordination des Collectivités Portugaises de France (CCPF) accompagne et anticipe les besoins de cette communauté de personnes et de valeurs. Par sa fonction de Coordination Nationale, elle participe activement à l'information des franco-portugais sur les enjeux des prochaines élections présidentielles et interpelle aujourd’hui les candidats sur les réalités rencontrées par les lusophones.

Dans ce cadre, la CCPF a donc élaboré un dossier de présentation de cette population (présente mais finalement méconnue, voire invisible) au sein de la société française, ainsi qu'un questionnaire destiné à l’ensemble des candidats à l'élection présidentielle (voir ci-dessous).

Ce questionnaire permettra un éclaircissement sur les démarches, les projets et les propositions des candidats face aux thématiques concernant :

- le vieillissement de cette population,
- l'enseignement de la langue portugaise,
- la participation civique des portugais,
- le statut des bénévoles dans les associations,
- le financement des activités.


La CCPF communiquera les réponses des candidats dans les plus brefs délais.


Coordination des Collectivités Portugaises de France (CCPF)
Pages citoyenneté : www.ccpf.info
Chargée de mission : Bernadette QUINTELA
bernadette.quintela@ccpf.info
Tél. 01 44 62 05 04 - Fax. 01 44 62 08 05
Président de la Direction Nationale : Hermano SANCHES RUIVO
hermano.sanches@ccpf.info
Tél. : 06 11 90 31 12


Questions aux candidats à l’élection présidentielle.


1. Depuis 2001, le droit de vote aux élections municipales a été accordé aux ressortissants des pays de l’Union Européenne. Quelle est votre position sur l’élargissement de ce droit aux élections présidentielles et législatives en France?

2. Plusieurs pays de l’Union Européenne (les pays scandinaves, les Pays-Bas, l’Irlande, la Belgique,…) ont déjà accordé le droit de vote aux ressortissants de pays non communautaires. Que pensez-vous de l’élargissement du droit de vote à l’ensemble des étrangers de France qui comprend également l’ensemble des ressortissants des pays lusophones (d’Afrique, d’Asie ou encore du Brésil) ?

3. La participation des ressortissants européens, dont les portugais, aux élections municipales et européennes reste encore assez modeste : que suggérez-vous pour toucher cette population et l’amener à participer davantage aux scrutins ?

4. Pensez-vous que la communauté portugaise est bien intégrée en France ? Selon vous, pourquoi est-elle si discrète dans les médias, dans les études menées sur les populations immigrantes, alors qu’il s’agit de la première communauté européenne et l’une des premières étrangères de France ?

5. Les relations entre la France et le Portugal sont très étroites : comment voyez-vous ces relations et que proposez-vous pour renforcer le lien entre ces deux pays, sachant que la communauté portugaise est la première communauté étrangère de France ?

6. En Mars 2006 a été créé le service civil volontaire pour les jeunes de 18/25 ans, leur permettant ainsi de bénéficier notamment d’une validation de l’expérience. Cependant, actuellement, il n’existe toujours pas de véritable statut pour les bénévoles associatif dont l’activité reste encore peu valorisée. Afin d’inciter les jeunes (et les moins jeunes) à s’investir dans le mouvement associatif, pensez-vous qu’un statut du bénévole puisse être envisagé, basé notamment sur celui du service civil volontaire ?

7. Comment expliquez-vous que la démarche pour obtenir des subventions publiques pour les associations franco-portugaises soit si compliquée, entre statut « immigrées » et « européennes » ? Que pensez-vous de la baisse de ces subventions alors que les besoins de cette population sont de plus en plus importants ?

8. Plus de 145 000 portugais arrivent à l’âge de la retraite. Comment pensez-vous réagir face à cette population grandissante alors que rien n’est encore prévu aujourd’hui pour les accueillir, sachant que la plupart d’entre elles rencontrent encore de nombreuses difficultés pour s’exprimer en français ?

9. La langue portugaise est la troisième langue européenne parlée dans le monde (avant même le français). Comment expliquez-vous que son enseignement en France soit si faible en comparaison avec d’autres langues européennes (40 000 jeunes étudient le portugais contre environ 250 000 pour l’italien) ?

10. Dans une dynamique européenne, et afin de soutenir la citoyenneté européenne, pensez-vous envisageable que les ressortissants européens puissent voter aux élections de leurs pays au sein de leur mairie locale ? (ce qui permettrait notamment d’éviter les difficultés liées aux déplacements dans les consulats).

11. Quel message souhaitez-vous transmettre à la population franco-portugaise de France (portugais ou jeunes d’origine portugaise) ?